Les mises en demeure envoyées récemment à des entreprises privées ayant profité depuis plus d’une décennie des largesses de l’Etat en matière de financement et de crédits ne seraient qu’un avant-goût de ce qui se trame en haut lieu. Des figures déchues du régime seraient dans le collimateur. On évoque, à ce titre, un certain Amar Saâdani ou encore Amara Benyounès et Amar Ghoul.

Le sort réservé au puissant président du FCE et PDG de l’ETRHB, Ali Haddad, ne serait qu’un avant-goût de ce que le gouvernement prépare dans le cadre de ce qu’il qualifie de lutte contre «le pourrissement de l’économie nationale». En tout cas, c’est ce qu’indiquent des sources généralement bien informées qui affirment que la campagne menée actuellement sous la houlette du Premier ministre, Abdelmadjide Tebboune, contre un certain nombre d’hommes d’affaires qui étaient proche du régime s’étendrait pour toucher des figures politiques du régime.

Selon ces sources, des personnalités qui avaient une très grande influence, à l’image de l’ex-secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, n’échapperont pas au rouleau compresseur de cette campagne aux objectifs réels toujours inconnus. Soupçonné d’avoir bâti une fortune considérable en vendant des terres agricoles, M. Saïdani serait la prochaine cible. Le ministre de la Justice Tayeb Louh avait d’ailleurs précisé, la semaine dernière, que les juges étaient appelés à s’auto-saisir dans les affaires du foncier agricole laissant entendre que même les responsables politiques ne seraient pas épargnés.

Hormis Amar Saâdani, plusieurs autres personnalités politiques ayant occupé des postes ministériels à l’image d’Amar Ghoul et d’Amara Benyounes seraient aussi dans le viseur pour leur implication dans des affaires de dilapidation de deniers publics. A croire ces sources, même l’actuel PDG de la Sonatrach serait sous le coup d’une enquête des services de sécurité. Affaires à suivre.

Massi M.

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