Les mauvais payeurs vont déchanter. Le gouvernement n’a en effet pas l’intention, du moins pour l’instant, d’effacer les dettes des jeunes qui travaillent dans le cadre du dispositif ANSEJ. C’est du moins ce qu’a déclaré, samedi matin, le ministre du Travail, Mourad Zemali.

«Il n’y aura pas d’effacement des dettes des entrepreneurs ANSEJ. L’Etat va par contre établir des échéanciers pour les retardataires», a déclaré le ministre lors d’une rencontre avec les responsables de wilaya de son département. «Une grande proportion des dettes ANSEJ ont été payées. Nous avons effacé les pénalités pour les jeunes qui se sont trouvés dans l’incapacité de payer. Mais il n’y aura pas d’effacement des dettes», a indiqué le ministre, qui était directeur général de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ).

Le ministre du Travail a rappelé que l’objectif des autorités reste celui de placer 400 000 jeunes dans le cadre de l’ANSEJ pour l’année en cours. Il a par contre insinué que le financement du dispositif se fera désormais en interne, l’Etat n’ayant plus les moyens de financer de tels projets.

Lors de la présentation de son programme d’action devant les parlementaires, le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, avait estimé que 85% des jeunes qui ont bénéficié du dispositif ANSEJ ont payé leurs dettes.

Rania Aghiles

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