Commission d’enquête sur Club Des pins/ Noureddine Aït-Hamouda renvoie le RCD à son passé

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La guéguerre entre Nouredine Aït-Hamouda et son ancien parti, le RCD, se déplace à l’APN. Après l’introduction par les députés du parti de Mohcine Belabbas d’une demande de création d’une commission d’enquête sur la gestion de la résidence d’Etat du Club des pins, le député indépendant de Tizi-ouzou réagit. A sa manière.

Dans une déclaration musclée, signée par certains députés indépendants, Nouredine Aït-Hamouda rappelle au RCD son passé. «Il est à rappeler à nos confrères du RCD que pour instaurer une commission d’enquête parlementaire sur la résidence d’Etat, la décence les oblige à faire état de toutes les largesses et autres privilèges dont leurs cadres et direction politique ont bénéficié à titre gracieux jusqu’en juin 2003, bien après les tragiques événements du printemps noir 2001, en leur qualité de résidents à la résidence d’Etat, pour de longues années», indique en effet le document.

Il rappellera, avec précision, que l’ancien président du RCD, Saïd Sadi, avait lui-même été hébergé dans ce site durant des années. «Nous ne parlons pas ici de tous les traitements de faveur dont avait bénéficié l’ex-président du RCD, lui-même résident au Club des Pins, pour ses réservations à l’hôtel Sheraton pour son compte et celui de ses amis et proches», ajoute le document.

Pour les amis de Nouredine Aït-Hamouda, l’enrichissement illicite ne concerne pas que les hommes et femmes du pouvoir. «L’enrichissement illicite par l’action politique est un fait établi aussi bien pour certains cadres du pouvoir que les chantres de l’opposition démocratique», précise le communiqué.

Le RCD n’a pas répondu officiellement. Mais dans un article signé d’un pseudonyme, un site proche du parti a qualifié Nouredine Aït-Hamouda de «député de la gendarmerie» de Tizi-Ouzou.

Rania Aghiles