Les activités des présidents de fédérations du Front des forces socialistes (FFS) de Jijel et de Boumerdès ont été gelées par les instances décisionnelles du parti avant leur comparution devant le conseil de discipline. Le premier secrétaire, Abdelmalek Bouchafa, ainsi que ses alliés de l’instance collégiale de direction du front livrent, depuis plusieurs mois, une bataille acharnée à leurs détracteurs.    

Après avoir mis à l’écart les présidents des fédérations d’Alger et de Tizi-Ouzou en juin écoulé, Abdelmalek Bouchafa et ses alliés de l’instance présidentielle viennent de neutraliser les présidents des fédérations de Jijel et de Boumerdes, rapporte, ce mercredi, le site Sabqpress.

Pour justifier ces mises à l’écart, qui interviennent dans un contexte marqué par une guerre intestine entre partisans et détracteurs du premier secrétaire, les instances décisionnelles acquises à la cause Abdelmalek Bouchafa, ont indiqué que le président de la fédération de Jijel, a été écarté pour son refus d’animer la campagne électorale du FFS lors des dernières élections législatives. Concernant celui de Boumerdès, il lui est reproché d’avoir pris des mesures disciplinaires contre la section du parti de la commune de Béni Amrane sans en référer au parti.

Notons que le parti cher au défunt Hocine Aït Ahmed vit, depuis plusieurs mois, une crise des plus aiguës. Des figures de proue de cette formation politique, à l’instar de Rachid Halat ou d’Ahmed Betatache, très hostiles à ligne d’Abdelmalek Bouchafa, ont été poussés vers la sortie apour avoir dénoncé une situation de déperdition ainsi qu’une politique d’exclusion qui a touché nombre de militants.

Massi M.

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