Le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Noureddine Bedoui, a demandé aux cadres de son ministère plus de célérité et d’efficacité dans l’application des directives sur la gratuité et la salubrité des plages. Les instructions, formulées à l’endroit des walis en juin, peinent à être appliquées sur le terrain puisque la plupart des plages du pays demeure soumise au bon vouloir d’une véritable mafia qui rackette impunément les citoyens.     

C’est un Noureddine Bedoui irrité qui s’est adressé aux cadres de son département lors d’une réunion de préparation des élections locales. La raison: la non-application des mesures qu’il a lui-même formulées aux walis des 14 wilayas côtières, il y a de cela un mois. Une colère justifiée puisque la plupart des plages demeure payante.

Constatant que rien, ou presque, n’a été fait pour garantir la gratuité et la salubrité des plages durant la saison estivale 2017, le ministre a appelé les cadres de son département à «plus de célérité et de rigueur dans l’application de ses directives», insistant sur l’usage des moyens nécessaires pour faire appliquer la loi et punir les auteurs de dépassements.

M. Bedoui a déploré le fait que ces instructions n’aient été appliquées qu’au niveau de certaines plages qui se comptent sur les doits d’une main, alors que les autres sont toujours contrôlées par une véritable mafia. Pour y remédier, le ministre a invité les cadres du ministère à «garantir un contrôle total sur ces espaces publics pour instaurer l’ordre et appliquer les consigne de la tutelle».

Le ministre a également appelé les walis à tenir leurs engagements les invitant, eux aussi, à «utiliser les moyens nécessaires pour éradiquer cette mafia des plages et ce, en effectuant des opérations de contrôle programmées et inopinées» pour mettre fin à cet état d’impunité.

Massi M.