La réunion de l’Aurassi à laquelle a pris part le SG de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, et sept organisations patronales, destinée à soutenir Ali Haddad contre le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, aurait été orchestrée par le patron de la centrale syndicale. Objectif: exercer des pressions sur le gouvernement pour que soit mis fin à l’enquête  sur les détournements des deniers des œuvres sociales d’Algérie Poste estimés à 400 milliards de centimes.

Le conclave de l’Aurassi, n’était, enfin de compte, qu’un simulacre orchestré par le SG de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, rapporte le journal en ligne AljazairAlyoum, citant une source très bien informée au sein du ministère de la Poste et des Technologies de l’information et des Télécommunications. Selon le journal, M. Sidi Saïd, a voulu faire pression sur le Premier ministre pour que soit ordonné l’arrêt immédiat de l’enquête diligentée par Houda-Imane Faraoun, pour débusquer les auteurs des détournements des œuvres sociales de la poste estimées à 400 milliards de centimes.

Dans un premier temps, Sidi Saïd et le président de la Fédération syndicale de la poste, Mohamed Tchoulak, suspectés d’avoir détourné cet argent pour acquérir de biens immobiliers dans la capitale française, ont tenté d’organiser des actions de protestation conduites par les travailleurs affiliés à l’UGTA. Des tentatives vaines puisque la totalité des fédérations de ce syndicat ont refusé d’y souscrire.

Avec l’éclatement de l’affaire Haddad, Sidi Saïd a voulu surfer sur la vague en instrumentalisant le patronat afin de faire plier le gouvernement. La déclaration contre nature signée par l’UGTA, le FCE et six autres organisations syndicales, qui se sont d’ailleurs rétractées, n’était enfin de compte qu’une tentative désespérée d’un Sidi Saïd aujourd’hui pris à partie par le même régime qui lui a permis de subsister à la tête de l’UGTA depuis une vingtaine d’années.

Massi M.