La fermeture de la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc entrave la libre circulation des populations. Mais cela n’empêche pas les rêves de se développer.

Ainsi, l’idée de construire un train transmaghrébin est de nouveau sur la table. L’idée peut paraître saugrenue. Mais c’est le très sérieux Lotfi Sebouai, le directeur des infrastructures de base au sein de l’Union maghrébine, qui a donné l’information au site CNN arabe. Le responsable ne s’est pas contenté de formuler l’idée. Il a donné des aspects concrets de ce projet. Ainsi, on apprend que la Banque africaine de développement (BAD) a accepté de financer l’étude de faisabilité du projet. Elle va mettre 1,7 milliards de dollars à cet effet. Cela est le résultat d’une instruction donnée par le Conseil des ministre de l’Union maghrébine.

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Plus détaillé, le projet comprendra, selon le même responsable, un tronçon reliant Fès à Tanger, au Maroc jusqu’à la frontière algérienne. Puis,  un second projet qui reliera la frontière marocaine à Oran. Le troisième tronçon partira de Souk-Ahras jusqu’à la ville tunisienne de Ghar Eddima. Un quatrième tronçon devra relier le Nord de l’Algérie à celui de la Tunisie. Mais la réhabilitation des lignes existantes semble être compliqué à cause notamment du relief difficile.

Selon les responsables de l’UMA, il ne s’agit là que de la reprise de lignes déjà existantes. Mais la dégradation des relations entre l’Algérie et le Maroc a tout bloqué.

Récemment, une ligne ferroviaire devait relier Annaba à Tunis. Mais des problèmes techniques, liés notamment à la vétusté du réseau ferroviaire du coté tunisien, ont retardé l’inauguration du projet.

Rania Aghiles