Après des mois de blocage, le groupe Cevital pourrait trouver une solution pour faire fonctionner son aciérie de Piombino en Italie. Confronté à des difficultés de financement, le groupe d’Issad Rebrab est sur le point de contracter une alliance avec l’indien Jindal.

L’information a été donnée par les médias italiens et confirmée, en partie, par le maire de la ville de Piombino, Massimo Giuliani. Ce dernier a écrit sur sa page Facebook qu’il apprenait «positivement par le biais du gouvernement et de la région la nouvelle qui voit un regain d’intérêt du groupe indien Jindal pour l’usine de Piombino». L’édile ajoutera, plus loin, que «sans grand retard», l’association entre Cevital et Jindal aura «des retombées importantes en terme d’emploi» et de création d’activité dans cette ville du Sud de l’Italie.

Le groupe algérien a acquis, en 2016, les ateliers sidérurgiques Lucchini, situés dans la ville portuaire de Piombino. La société algérienne devait reprendre l’usine et une partie du port. Mais les financements attendus ne sont pas arrivés, surtout que le gouvernement algérien avait refusé à ce que des devises soient transférées par Cevital. Ce dernier a dès lors subi la pression des Italiens qui font face de plus en plus à l’impatience des dizaines d’employés de la zone industrielle.

Rania Aghiles