Alors que l’affaire de la mort d’une femme enceinte de 22 ans et de son bébé à Aïn Oussara continue de se développer, un nouveau cas de décès d’une parturiente dans l’établissement hospitalier de la même ville vient en rajouter une couche à l’imbroglio médico-judiciaire qui s’en est suivi. 

Une parturiente de 34 ans, originaire d’Aïn Boucif, dans la wilaya de Médéa, est décédée, dans la nuit du dimanche au lundi, à l’hôpital d’Aïn Oussara. Selon le directeur de l’établissement hospitalier, Messaoud Meddah, la défunte était dans le coma à son arrivée et malgré d’intenses efforts, le staff médical n’a pas réussi à la réanimer.

Toujours selon Messaoud Meddah, la parturiente a été transférée vers l’hôpital d’Aïn Oussara, qui connaît un encombrement tel que des patientes sont contraintes de dormir à même le sol, parce que l’hôpital d’Aïn Boucif ne dispose pas d’un spécialiste en gynécologie.

Notons que ce décès est le huitième, ces derniers mois, au niveau de cet hôpital, dont quatre parturientes originaires des wilayas de Médéa et Tiaret, peu dotées en structures spécialisées.

Cette affaire révèle à quel point le secteur de la santé est sinistré dans notre pays. Et aucun bouc-émissaire ni ne saurait éluder cette triste réalité.

L.R.

Djelfa/ Décès d’une autre parturiente à l’hôpital d’Aïn Oussara
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