La haine et la violence des islamistes salafistes ne connaît pas de limites. En perte de repères et s’inspirant de traditions étrangères  à l’Algérie, ces adeptes de Daech n’épargnent désormais rien ni personne. Même pas les symboles de la lutte contre le colonialisme.

La dernière cible de ces attaques est la grande moudjahida Djamila Bouhired. La dame, célébrée comme héroïne dans plusieurs régions du monde, est insultée dans son propre pays. Sur Facebook, une information faisant état d’un hommage rendu à la célèbre combattante, en Egypte, a provoqué un déchaînement de commentaires haineux et insultants. Des internautes, souvent lâchement tapis derrière des pseudonymes, ont attaqué la combattante non pour une quelconque prise de position maladroite, mais pour sa tenue vestimentaire !

Pour ces énergumènes, qui sont à l’algérianité ce que le jour est à la nuit, Djamila Bouhired ne «représente» par «la combattante algérienne» parce qu’elle «ne porte pas de voile». Pis, certains sont allés jusqu’à rappeler qu’elle a épousé «un non-musulman», en référence au célèbre avocat et défenseur de la cause du FLN Jacques Vergès.

Ces attaques ne semblent émouvoir personne. Surtout pas les services de sécurité et les procureurs, pourtant si prompts à réagir lorsqu’il s’agit de propos mettant en cause le président de la République ou autre institution. Ce pays est-il à ce point atteint d’amnésie pour livrer ses libérateurs aux chacals? Il faut le croire.

Rania Aghiles