En plus des mauvaises conditions de prise en charge dans les hôpitaux, les malades algériens font face à une grave pénurie de médicaments. Certains sont carrément inexistants dans les officines, tandis que d’autres peuvent être trouvés, mais après d’âpres recherches.

Selon le syndicat des pharmaciens d’officine, le SNAPO, pas moins de 170 médicaments manquent à l’appel, dont certains d’une extrême importance. C’est le cas de  l’antibiotique Digoxine, destiné aux enfants atteints de problèmes cardiaques. C’est également le cas de Medrol, Zanidip ou encore Hyzaar et Ursolvan qui sont carrément introuvables. La pilule contraceptive Minidril ou les tablettes destinées aux malades atteints d’épilepsie sont difficilement trouvables.

Selon les  SNAPO, cité par TSA, la raison de ces pénurie est à chercher du coté du ministère de la Santé qui n’a pas délivré, dans les temps, les autorisations d’importation.

Plus grave, la pénurie touche également certains médicaments fabriqués localement. Là encore, les pharmaciens désignent les lenteurs enregistrées dans l’importation des intrants dans la fabrication de ces médicaments.

Rania Aghiles