75% des candidats aux élections locales du 23 novembre n’ont pas fait d’études universitaires. Les chiffres avancés par le Secrétaire général du ministère de l’Intérieur M. Salah-Eddine Dahmoune, suggèrent que les prochaines assemblées seront constituées en majorité d’élus n’ayant même pas décroché le Brevet d’enseignement moyen (BEM) !     

Sur les 165.000 candidats pour les Assemblées populaires communales (APC) et les 16.000 pour les Assemblées populaires de wilaya (APW), ils ne sont que 25% à avoir fait des études universitaires. La majorité d’entre eux, soit 59%, n’ont même pas décroché leur BEM, alors que les 16% restant ont un niveau primaire.

Le problème du niveau d’instruction revient à chaque élection, mais les solutions tardent à venir. Sauf que cette fois-ci, les élus au niveau local sont appelés à jouer un rôle important dans un contexte de crise. Les gouvernements qui se sont succédés ces deux dernières années ont tous soutenu l’idée que les collectivités locales devraient se prendre en charge, l’Etat ne pouvant plus leur verser des budgets aussi conséquents que ceux alloués dans le passé, tant est que ceux-ci aient été un jour conséquents.

Les urnes sortiront-elles des élus locaux capables de faire face aux défis de leur cité ? Peu probable, puisque les chiffres officiels prouvent qu’ils ne disposent même pas du minimum requis en terme de compétence pour pouvoir gérer convenablement le territoire sous leur responsabilité.

M.M.

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