Espionnage/ Un officier de la PAF française recruté par les services de renseignements marocains pour espionner l’Algérie

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Les services de renseignements marocains ont retourné un capitaine de la police aux frontières de l’aéroport d’Orly qui leur fournissait des informations sensibles sur les déplacements en France de hauts responsables algériens. L’officier français faisait aussi parvenir des fiches « S » concernant les ressortissants marocains connus des services français pour leurs liens avec des organisations terroristes. L’affaire est actuellement entre les mains de la justice française.

Les services de renseignements marocains semblent déterminés à savoir tout ce qui a à savoir sur les déplacements des hauts responsables algériens de passage à l’aéroport d’Orly en France. Pour ce faire, ils ont recruté un officier de la PAF afin d’obtenir ces précieuses informations. À partir d’éléments de l’instruction en cours, le quotidien français Libération a pu reconstituer cette opération d’espionnage.

Selon le journal français, la justice française enquête depuis plus d’un an, sur Charles D. capitaine de la police aux frontières de l’aéroport d’Orly. L’officier de la PAF est soupçonné de faire parvenir des informations sensibles aux services de renseignements marocains, a révélé Libération, soulignant que l’intéressé avait lui-même recruté un certain Driss A (d’origine marocaine). qui n’est autre que le directeur de la société de sûreté ICTS à Orly. Le tandem travaillait en étroite collaboration pour faire parvenir les informations en question à un agent des services de renseignements marocains. Ce qui était attendu d’eux, c’était des fiches « S » concernant les ressortissants marocains fichés pour leurs liens avec des organisations terroristes et des informations sur les déplacements des hauts responsables algériens de passage à l’aéroport d’Orly.

Suite à une perquisition, la police française a pu récupérer dans le domicile de Driss A. des documents de la PAF sur le passage de frontière d’un ancien haut responsable algérien, ainsi que deux notes de l’ambassade algérienne à Paris portant sur le passage de deux ministres en exercice par cet aéroport.

L’enquête a également révélé que le capitaine Charles D. délivrait ces précieuses informations en contrepartie de voyages tous frais payés au royaume chérifien.

M. M.