Le gouvernement reconnaît, enfin, que l’industrie automobile n’a pas donné les objectifs attendus. Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi a indiqué, lundi matin, sur les ondes de la radio nationale, que «l’industrie automobile se limite, pour l’instant, à l’importation de pièces de rechanges qui sont montées sur place ».

Le taux d’intégration n’est selon lui que de « 5% ». Il reconnaîtra, par contre, que le constructeur français, Renault, atteindra d’ici la fin de l’année, un taux d’intégration de « 30% ». Il a dit espérer que les autres constructeurs pousseront vers un taux d’intégration encore plus avancé. « C’est un passage obligé », dira-t-il encore en attendant l’élaboration d’un nouveau cahier des charges qui obligera les entreprises de montage à s’engager d’avantage.

Pour réduire la facture des importations, le ministre du Commerce a indiqué que « aucune licence d’importation » de véhicules ne sera accordée en 2017. Il a précisé dans ce sens que les 90000 voitures assemblés par Renault, Hyundai et Volkswagen suffiront au marché. Pour les autres, « il faut attendre 2018 », a-t-il précisé.

Plus généralement, le ministre du Commerce a indiqué que le gouvernement vise à réduire les importations au-dessous de 40 milliards de dollars. Même si, selon le membre du gouvernement, la tâche est plus compliquée parce que « 65% des importations sont incompressibles ».

Rania Aghiles

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