Jil Jadid / « Le changement ne viendra pas de l’intérieur du régime, mais surgira de la rue »

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Le parti de Soufiane Djilali, Jil Jadid, a publié ce samedi une déclaration émanant de son Conseil National faisant le point sur les résultats du débat tournant autour de l’application de l’article 102 de la constitution. Le parti s’est félicité de l’intérêt de plus en plus grandissant des citoyens pour ce débat soutenant par là même que le changement ne peut survenir de l’intérieur du régime, mais du peuple. Un appel au boycotte du prochain scrutin a été également lancé.     

Dans ladite déclaration, « Jil Jadid note avec satisfaction l’intérêt des citoyens algériens pour le débat sur la mise en œuvre de l’article 102 de la Constitution », tout en mettant en relief « une complicité coupable » des institutions de l’État telles que le Conseil Constitutionnel, le parlement et le gouvernement désignés comme « parties prenantes de la trahison de l’Algérie », a-t-il soutenu avant d’inviter les citoyens à agir pacifiquement pour provoquer le changement.

Dans sa lecture de la situation actuelle du pays, le parti ne pouvait omettre la complicité franche et sans équivoques des formations politiques dont le sort se confond avec celui du  régime. À propos de cela, Jil Jadid, a martelé que ces partis « Participent allègrement au dépeçage programmé du pays ». La corruption généralisée et de grande ampleur et la dilapidation de l’argent public sont selon lui, les principaux motifs de ce soutien indéfectible à un régime qui leur garantit l’impunité en contrepartie de leur soutien dans la mise en œuvre de mesures drastiques dans le cadre de la politique d’austérité.

« Cette politique drastique aurait pu être évitée », regrette Jil Jadid, qui a touché des exemples éloquents  tels « Les surfacturations des importateurs véreux (…) qui coûtent environ 20 milliards de dollars par an (soit 30% des importations), sans oublier les grands projets d’État qui sont selon lui, rackettés à hauteur de 20% par « les hommes d’affaires parrainés par le pouvoir ».

Après avoir critiqué sévèrement les partis du pouvoir, Jil Jadid s’est tourné vers ceux de l’opposition pour dénoncer un immobilisme dangereux étant donné la situation actuelle.    «Les partis politiques, dits de l’opposition, ont fini par briser le silence confortable dans lequel ils se confinaient pour critiquer et se démarquer de la revendication de l’application de l’article 102, inventant pour certains, de fallacieux arguments pour se justifier face à une opinion publique incrédule ».

Pour marquer sa différence avec ces partis Jil Jadid, réaffirme son engagement aux cotés de ceux qui réclament l’application sans délai de l’article 102 de la Constitution prévoyant la destitution du président pour raisons de santé. « Il est devenu clair pour les Algériens qu’il ne peut y avoir de solutions venant de l’intérieur du régime, a-t-il soutenu après avoir indiqué que le parti ne prendra pas part aux prochaines élections locales. À cet effet, un appelé a été lancé en direction des Algériens les exhortant de boycotter massivement le scrutin de novembre prochain.

« Dans ce climat chaotique, les élections communales ne seront qu’une autre occasion pour que le peuple se démarque de ce régime de corrompus et de ses affidés, par un boycott aussi large que celui des élections législatives. Jil Jadid maintient sa position de principe, et se range du côté du peuple. Il ne participera donc pas aux tentatives de légitimation d’un pouvoir définitivement condamné par l’histoire ».

 

  1. M..