Le gouvernement se dirige vers la résolution de la crise de Ghardaïa. Le chef de l’Etat devra prononcer, le 1er Novembre prochain, une grâce présidentielle pour l’ensemble des prisonniers condamnés pour des faits liés aux tragiques évènements qu’a connus la région du M’zab en2015.

Le wali de Ghardaïa, Azedine Mechri, a indiqué à des médias qu’il a soumis au président de la République une liste de personnes qui seront graciées à l’occasion de la célébration de la fête du déclenchement de la guerre de libération nationale le 1ernovembre prochain. Il s’agit entre autres d’une vingtaine de détenus politiques, qui font partie de l’équipe de Kamel-eddine Fekhar, libéré en juillet dernier après avoir purgé une peine d’emprisonnement de 23 mois. Mais l’homme, ainsi que d’autre de ses codétenus, purge toujours une peine de prison avec sursis.

Durant l’été 2015, des affrontements sanglants ont opposé la communauté mozabite à des hommes armés, qui agissaient souvent de nuit et encagoulés. Certains provenaient des zones habitées par des arabophones. Mais les Mozabites ont notamment désignés des éléments liés aux réseaux de trafics de tous genres.

Ces affrontements ont provoqué une vingtaine de victimes. Une vingtaine de personnes, issues essentiellement de la communauté mozabite, ont été emprisonnées pour «atteinte à la sûreté de l’Etat » ou encore « incitation à la violence ». Beaucoup ont été condamnés et libérés.

Rania Aghiles