Édifié à la fin des années 50, le centre thermal d’El-­Hadeb, situé dans la commune de Rouissat (wilaya d’Ouargala) attirait jadis, des milliers de visiteurs venant des quatre coins du pays pour profiter de ses vertus curatives. Fermé puis laissé à l’abandon depuis une quinzaine d’années, ce haut lieu de tourisme thermal, qui a connu une dégradation très avancée, est devenu un lieu de débauche.

Situé sur les hauteurs de la commune de Rouissat, en plein cœur des palmeraies, le Hammam d’El-­Hadeb avait beaucoup de succès dans le passé. Ses eaux jaillissant à 60° étaient réputées pour leurs vertus thérapeutiques. Aujourd’hui, ce centre thermal est complètement tombé en désuétude. Fermé il y a une quinzaine d’années, ce dernier s’est considérablement dégradé.

Pour dénoncer l’immobilisme des autorités qui ont promis, en 2013, de redonner vie à cet endroit, un habitant de la commune nous a fait parvenir ces photos pour illustrer l’état de dégradation très avancée dans lequel se trouve l’édifice. «Ce beau Hammam est devenu un haut lieu de débauche», déplore-t-il, ajoutant que si les pouvoirs publics avaient vraiment la volonté de le réhabiliter, le centre aurait pu générer au moins une trentaine d’emplois sans compter les entrées d’argent.

Le centre thermal d’El-­Hadeb est aussi un exemple éloquent de la politique de non-sens prônée par le gouvernement dans le domaine du tourisme. Au lieu de réhabiliter des infrastructures au potentiel certain, au coût de restauration supportable étant donné la situation financière difficile du pays, le gouvernement continue de prôner la réalisation de grands projets hôteliers qui ne verront, sans doute, jamais le jour.

M.M.

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