La Caisse nationale des retraites (CNR) est en faillite. Elle ne doit sa survie qu’à l’apport de la Caisse nationale des assurés sociaux. C’est ce qu’a indiqué, mardi matin, Slimane Melouka, le directeur de la CNR.

A la question de savoir si la caisse pouvait arriver à une situation de «non-paiement» des retraites, son premier responsable a rappelé le déficit qu’elle connait actuellement et qui est estimé à 500 milliards DA, lequel a été compensé par un apport de la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) et de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC) de l’ordre de 900 milliards DA.

Slimane Melouka a indiqué que parmi les solutions envisagées par ces dernières afin de «rééquilibrer» la caisse, celle consistant en la création d’une branche pour la retraite complémentaire, précisant que ce système est «déjà instauré dans certaines mutuelles». «C’est l’une des mesures qui pourraient apporter un plus et c’est  une procédure qui a donné ses résultats dans des pays développés, a-t-il souligné, relevant que dans certains d’entre ces derniers, les travailleurs partent à la retraite à 69 ans avec des taux de pension d’à peine 50 %, au moment qu’elle est établie à 80 % en Algérie».

Il a expliqué que la situation de déficit de la caisse est liée notamment à l’importance des départs à la retraite en 2015 (150.000) et en 2016 (180.000), alors que les prévisions pour 2017 tournent autour 40.000 à 50.000 partants. Une réduction, a-t-il clarifié, qui est engendrée par les dispositions de l’ordonnance liée à la pré-retraite, lesquelles visaient essentiellement la «réduction des déséquilibres» de la caisse.

R.A.

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