Plus de 11 ans après  l’expiration officielle de son application, la Charte pour la paix et la réconciliation nationale reste à priori toujours en vigueur. C’est ce que laisse penser, en tout cas, le message lancé par Ahmed Ouyahia, ce lundi, devant les sénateurs.

«J’affirme au nom du gouvernement notre attachement à l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale à la lettre et dans son esprit», a en effet déclaré M. Ouyahia lors de la présentation du plan d’action du gouvernement devant le Sénat. «Il n’y a aujourd’hui aucun doute quant à la réussite de cette démarche même si, au début, ce qui est normal, certaines appréhensions ont été exprimées au sein de la société avant qu’elles ne soient dissipées suite au retour de la paix et de la sécurité à travers le pays», a-t-il poursuivi.

« Je lance un appel à nos enfants égarés pour retourner au sein de leur peuple et leurs familles », a-t-il ainsi déclaré, ajoutant qu’en cas où la main tendue est rejetée, «l’Etat les éliminera par la force ou ils seront jugés et condamnés sévèrement par la force de la loi». «J’espère que mon appel sera entendu et que ces éléments terroristes reviennent à la raison et rejoindront les milliers d’Algériens qui étaient, par le passé, dans les groupes terroristes», a-t-il encore affirmé.

L’appel d’Ouyahia à la reddition des terroristes encore au maquis intervient une dizaine de jours après un appel similaire lancé par l’armée dans un communiqué annonçant l’arrestation d’un terroriste à Jijel.

Promulguée en 2005 après un référendum, l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale devait prendre fin en août 2006. Mais son application n’a jamais cessé.

Rania Aghiles

 

Sécurité/ Ouyahia tend une nouvelle fois la main aux terroristes
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