Cela fait des années qu’Abdelaziz Bouteflika n’a pas d’activités dignes d’un chef d’Etat. Ses déplacements à l’étranger se limitent, depuis 2013, à des séjours dans les hôpitaux français et suisses. En Algérie, les rares fois où il s’est déplacé, c’était en 2015, pour inspecter de petits projets dans l’Algérois. Cela signifie que, globalement, le budget de la présidence de la République devrait être réduit. Ce n’est pourtant pas le cas.

Dans les prévisions budgétaires pour 2018, le ministère des finances précise que le budget de la présidence de la République a augmenté. Selon le journal El Watan, cette hausse est de l’ordre de  33 007 000 DA, dont 7 000 000 DA destinés à financer des opérations d’achat de nouvelles voitures. La hausse du budget entend également couvrir des dépenses d’habillement et de bouche (nourriture). Le budget global de la Présidence de la République sera de 7 859 000 000 DA.

Par ailleurs, les services de la présidence de la République «se permettent le luxe de reconduire des dépenses de 93 300 000 DA pour les frais de formation et de perfectionnement du personnel » de la Présidence et d’honorer les prix du président de la République pour la médecine, pour la promotion de la langue nationale et la science et la technologie.

En outre, la résidence El Mithaq reçoit un budget de 22 320 000 DA, et une dotation de 18 286 900 Da destinée aux cérémonies officielles, et autres conférences et séminaires, au financement du mouvement associatif et aux indemnités dues par l’Etat. «Les travaux d’entretien pour les immeubles et biens de l’Etat maintiennent le même niveau de dépenses», ajoute la même source.

Plus active, la chefferie de gouvernement a paradoxalement vu son budget revu à la baisse !

Rania Aghiles