Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a exprimé, lors d’une réunion avec le conseil d’affaires algéro-américain, la volonté du gouvernement de se défaire de la sacro-sainte règle du 51/49. 

M. Guitouni a évoqué «une révision éminente » de la loi sur les hydrocarbures lors d’une entrevue avec les membres du conseil d’affaires algéro-américain au siège de son département lundi, rapporte le site Alg24.

Cet amendement serait justifié par le manque d’attractivité du marché algérien. Pour y remédier, le gouvernement compte ouvrir le secteur aux sociétés étrangères en modifiant la réglementation en vigueur. «On ne peut pas continuer comme ça», a affirmé le ministre.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, l’actuel Premier ministre montait au créneau pour défendre la règle du 51/49.  En avril 2016, M. Ouyahia avait martelé que «cette règle protège l’économie nationale de la voracité des investisseurs étrangers et permet à l’Algérie d’avoir un droit de contrôle sur les entreprises étrangères installées dans le pays».

La révision de la loi sur les hydrocarbures constitue, par ailleurs, une réhabilitation des idées prônées par l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, qui a fait de la libéralisation de ce secteur un cheval de bataille.

M.M.