Le groupe Tahkout a pu transférer des sommes très importantes en devise vers la Tunisie dans le cadre d’un partenariat avec une entreprise tunisienne spécialisée dans la sous-traitance, l’assemblage, l’intégration de systèmes électriques et électromécaniques automobiles. Une transaction théoriquement interdite par la loi.

Malgré le fait que la législation algérienne soit des plus rigides concernant le transfert de devises à l’étranger et un recul substantiel des ressources financières du pays, le groupe Tahkout a pu bénéficié d’un traitement de faveur de la part des pouvoirs publics qui l’ont autorisé à transférer de grosses sommes d’argent à travers les banques algériennes, afin de subvenir aux besoins de son partenariat avec le groupe tunisien Plastic Electromechanic Company (PEC), rapporte le site internet DIA.

Avec ce partenariat, exigeant en termes de financement, Mahieddine Tahkout compte diversifier les activités de son groupe qui ambitionne de verser dans la sous-traitance des pièces de rechange automobiles, afin de renforcer les capacités de son entreprise Hyundai Algérie TMC.

Presque un an après l’inauguration de sa chaîne de montage automobile à Tiaret, qui a d’ailleurs suscité une grande polémique,  M. Tahkout continue de faire mousser ses affaires en faisant, par là même, profiter des entreprises tunisiennes des maigres réserves en devises qui restent dans les caisses de l’État algérien. Un privilège dont ne bénéficient pas tous les industriels algériens. Certains d’entre eux, à l’image Issad Rebrab, se trouvent en difficulté financière et ne peuvent, aujourd’hui, honorer leurs engagements à l’étranger.

Massi M.