Affaire du Tariq Ibn Ziyad/ Les pétards et la négligence derrière l’incendie

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Une semaine après l’incendie qui avait provoqué la destruction de 36 voitures à bord du car-ferry Tariq Ibn Ziyad, les première conclusions d’une commission d’enquête diligentée par l’Organisation maritime internationale (OMI), sont éloquentes quant au laisser-aller qui caractérisent la gestion de certaines entreprises. Il en ressort que parmi les principales causes de l’incident, les importations anarchiques, dont des produits pyrotechniques.

Il s’avère ainsi que la première étincelle est partie de la voiture d’un des voyageurs. « La voiture en question était remplie d’objets de tous genres, dont des pétards», a indiqué le journal Echourouk, qui cite une source au sein de la Société nationale des transports maritimes des voyageurs. Selon la même source, des complicités au niveau de certains ports encouragent certains voyageurs à transporter avec eux des objets pourtant prohibés.

Dimanche dernier, un feu s’est déclenché au niveau de lasoute du Tariq Ibn Ziyad, qui assure la navette entre Marseille et Oran. Arrivé au niveau d’Alicante, en Espagne, le navire a dû décharger voyageurs et marchandises, récupérés par le Tassili 2, l’autre Ferry de la Entreprise nationale de transport maritime des voyageurs. Le navire n’a pas été endommagé, mais 36 voitures ont été brûlées.

Le ministère des Transports a lui aussi dépêché des inspecteurs pour enquêter sur les causes de l’incident et déterminer le montant des dommages à accorder aux sinistrés.

Rania Aghiles