Le Projet de loi de finances 2018 a été adopté dimanche à la majorité par l`Assemblée populaire nationale (APN), lors d`une séance, en présence notamment du ministre des Finances, Abderrahmane Raouia.

Bien que le projet ait été approuvé à une confortable majorité, les députés du Parti des Travailleurs ont voté contre  en brandissant des pancartes sur les lesquelles on pouvait lire notamment : « le gouvernement affame la majorité  et engraisse la minorité », ou encore « l’austérité produit le chômage et vide la Nation de ses forces vives ». Les partis d’obédience islamistes ont également voté contre le projet de loi tandis que les députés FFS n’ont pas participé au vote

La discussion en plénière du projet de loi a confirmé l’abandon de l’article 12 relatif à la création d’un impôt sur la fortune.

La nouvelle loi de finance prévoit une série de mesures législatives et fiscales allant dans le sens de la consolidation de l’investissement productif et de l’augmentation  des recettes budgétaires tout en maintenant globalement  le dispositif des transferts sociaux.

Des dépenses en très forte hausse

Elle  prévoit des dépenses globales  en très forte hausse à 8.628 milliards de dinars (mds DA) composées de 4.043,31 mds DA de dépenses d’équipement et de 4.584,46 mds DA de dépenses de fonctionnement (contre des dépenses de fonctionnement de 4.591,8 milliards DA en 2017).L’augmentation des dépenses est de près de 25 % par rapport  à la loi de finance 2017 .

Quant aux recettes budgétaires, elles sont de 6.496,58 mds DA (contre 5.635,5 mds DA en 2017), composées de 3.688,68 mds DA de ressources ordinaires (contre 3.435,4 mds DA) et de 2.807,91 mds DA de fiscalité pétrolière (contre 2.200,1 mds DA).