Nacer Boudiaf apporte de nouveaux éléments sur l’affaire de l’assassinat de son père. Selon lui, Lembarek Boumaârafi n’en est pas l’auteur. En conséquence, il demande sa libération.   

Interrogé par le site Le Matin d’Algérie sur les circonstances dans lesquelles est mort son père, Nacer Boudiaf soutient que tout n’est que faux-semblants dans cette affaire. Se référant au témoignage d’un journaliste dont il préfère taire l’identité pour d’évidentes raisons de sécurité, Il affirme, sans ambages, que Lembarek Boumaarafi n’est pas l’assassin du président Boudiaf.

Selon lui, Boumaârafi était en costume marron quelques minutes avant l’attaque, alors que la caméra qui a filmé la scène, celle qui était à la gauche du chef de l’État, a saisi l’image du « véritable assassin » qui était habillé d’un t-shirt blanc, d’un jean et de chaussures de sport. Pour le fils du président, Boumaarafi ne peut être l’assassin.

Nacer Boudiaf révèle également l’existence d’un film vidéo dans lequel on peut clairement distinguer le visage du véritable assassin. Une bande vidéo qui, selon lui, «a été la cause de l’assassinat d’autres personnes qui ont vu la triste scène».

Il explique, en outre, comment le « véritable assassin » a été évacué en voiture en direction de l’hôtel Seybous dans la ville d’Annaba. Selon lui, Boumaârafi Lambarek a ensuite reçu des instructions pour se vêtir en treillis bleu et d’aller se cacher chez un ancien agent de la protection civile en attendant d’être cueilli par la Police.

Boumaârafi n’est donc qu’un bouc émissaire qu’on a contraint à avouer un crime dont il n’est pas l’auteur. En tout cas, c’est la thèse soutenue par Nacer Boudiaf qui refuse obstinément l’idée selon laquelle Boumaarafi serait un islamiste convaincu: «Il a passé la soirée à boire du whisky payé par le contribuable algérien, en compagnie de filles de mœurs légères. L’étiquette d’islamiste lui a été collée pour faire croire que ce sont eux qui ont tué Boudiaf. C’est absolument faux», ajoutant: «Je demande la libération de Boumaarafi pour le crime qu’il n’a jamais pu commettre vu qu’au moment où l’assassin tirait ses balles assassines dans le dos de mon père, il se disputait un siège dans la salle».

Interrogé sur l’opportunité d’un nouveau procès Boumaarafi, le fils du défunt président n’en voit pas l’utilité. «En mon âme et conscience, je ne vois pas pourquoi il faudrait rejuger Boumaârafi puisque comme je vous l’ai dit précédemment, il n’a jamais commis ce crime. Ceux qu’il faut juger aujourd’hui, ici sur terre ou bien demain devant Dieu, ce sont ceux, morts ou vivants, qui ont recruté le mercenaire qui a abattu Boudiaf».

M.M.