Le conflit qui oppose l’Egyptien Naguib Sawiris, ancien patron d’Orascom Télécom Algérie (OTA), et l’Etat algérien n’est pas près de connaître son épilogue. Après avoir perdu son procès en appel contre l’Etat algérien, le magnat égyptien a de nouveau fait appel auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), relevant de la Banque Mondiale. Ce dernier a constitué un comité ad hoc pour statuer sur le conflit.

Le CIRDI a désigné l’ancien président de la Cour internationale de justice, le Slovaque Peter Tomka, pour présider ce comité ad hoc. Il sera épaulé par deux arbitres, Mme Bertha Cooper-Rousseau des Bahamas, et M. Klaus Sachs d’Allemagne, précise le centre d’arbitrage international sur son site internet.

Le comité devrait statuer sur une demande d’annulation du verdict rendu le 31 mai dernier par le CIRDI et qui a été en faveur de l’Algérie, ajoute la même source, citée par l’APS.

Dans sa dernière requête, Naguib Sawiris avait demandé à l’Algérie «5 milliards de dollars» de dommages et intérêts. La requête a été jugée irrecevable par le CIRDI.

OTA, qui a été racheté par le Russe Wimpelcom, a reçu un redressement fiscal de la part de la direction de impôts. La société a payé au trésor plus de 900 millions de dollars au Trésor public. L’Etat lui a également infligé une amende de 1,3 milliards de dollars pour «non respect de la réglementation algérienne».

La société a été ensuite rachetée pour une valeur de 5 milliards de dollars par les autorités algériennes. Elle est devenue Omnium Télécom Algérie  et actuellement détenue par l’Algérie à 51%. Le reste des actions est toujours entre les mains du partenaires russe.

Rania Aghiles

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