Les autorités ont déboursé neuf millions d’euros pour expulser plus de 10 000 femmes et enfants venus d’Afrique subsaharienne. Pour justifier une telle démarche, la présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Mme Fafa Sid Lakhdar Benzerrouki a évoqué une mesure de protection contre la « traite d’être humains ».   

La présidente de cet organisme des droits de l’homme proche du pouvoir a indiqué hier lundi,  en marge d’une journée d’étude sur « la violence faite aux femmes en Afrique », que les autorités ont déboursé neuf millions d’euros pour « assurer le retour dans la dignité de 10.000 femmes et enfants africains dans leurs pays d’origine ».

Eu égard aux nombreuses critiques émanant d’ONG des droits de l’homme dénonçant des expulsions de masse se déroulant dans de difficiles conditions, Mme Sid Lakhdar Benzerrouki, a tenu a rappeler « le nécessaire respect des droits de l’Homme dans ces opérations ». Selon elle,  les femmes enceintes ne sont pas concernées par ces expulsions.

L’intervenante a essayé tant bien que mal de justifier une telle mesure. Selon elle, ces expulsions sont une bonne chose pour ces migrants clandestins subsahariens qui sont « exploités par des réseaux de traite d’être humain et de prostitution ». Explication peu convaincante!

M.M.

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