L’école se dirige vraisemblablement vers une nouvelle crise. Dans sa lutte contre les reformes menée actuellement par la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit, l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), compte utiliser toutes les armes à sa disposition pour faire plier la ministre, même si cela nécessite de prendre en otage les élèves dans une guerre idéologique qui ne les concerne en rien.

Ce syndicat très conservateur prévoit d’organiser une action de protestation le 15 novembre prochain. Dans un communiqué, il a fait savoir que ses membres sont appelés à un sit-in national pour réclamer un arrêt immédiat des réformes menées par la ministre Nouria Benghebrit.

Un rassemblement est également prévu le 25 novembre à Alger. Ce dernier a pour principal objectif de mettre la pression sur le ministère de l’Éducation afin qu’il réponde positivement à cette exigence. Il faut dire que la touche de modernité apportée aux contenus des livres scolaires est perçue comme un danger par ce syndicat. Pour réussir son forcing, l’UNPEF table sur la paralysie de l’école à travers des sit-in et des rassemblements.

Interrogé par par Maghreb Voices, l’activiste dans le domaine de l’éducation, Kamel Nouari, soutient que ce syndicat  est réputé pour son conservatisme. À son sens, il a pour but ultime de freiner le processus de reforme éducatif et revenir à l’ancien programme. «Pour cela, on n’hésite pas à endosser le rôle de défendeur des valeurs et des constantes nationales », a-t-il ajouté. En réalité, dit-il, ce syndicat et ses adhérents cherchent, à travers ces actions de protestation, à chahuter le travail de Mme Benghebrit qui va d’ailleurs bon train.

M.M.