Le trafic de documents, la rapine et le piston n’épargnent plus aucun secteur. L’Université, un des rares territoires restés quelque peu crédibles, malgré la dégradation du niveau des études, est désormais touchée par la chienlit.

Des étudiants de l’université de Djelfa, très mal classés dans le concours d’accès au doctorat, avec seulement 3,38 de moyenne pour l’un d’entre eux, se sont retrouvés, comme par miracle, propulsés dans les premières loges grâce à des mains bienveillantes.

Le député Lakhdar Brahimi a adressé, dans ce sens, un courrier au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour l’envoi d’une commission d’enquête. Il donne comme exemple les candidats classés aux 5èmes et 3èmes positions dans le concours alors qu’ils devaient être, selon le parlementaire, à la première et la seconde place. Des mains invisibles ont donc chamboulé le classement et retouché même les moyennes finales obtenues par les étudiants pour favoriser leurs proches, mal classés initialement.

La pratique ne diffère donc pas de celles qu’on signale dans d’autres concours d’accès aux grades supérieurs dans la Fonction publique. A la seule différence qu’il s’agit là d’un concours scientifique !

Rania Aghiles

Favoritisme à l’université de Djelfa/ Les notes du concours d’accès au doctorat bidouillées
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