A moins de cinq jours des élections locales du 23 novembre prochain, le ministère de l’Intérieur ne dispose pas de chiffres précis sur le nombre d’électeurs qui se présenteront aux urnes jeudi prochain. C’est le ministre de l’Intérieur lui-même qui l’a avoué, ce dimanche matin, lors d’une émission radiophonique.

Interrogé sur la polémique suscitée par le fichier électoral, le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a indiqué que jusqu’aujourd’hui, «le nombre d’électeurs est estimé à 22,8 millions de personnes», mais, «nous n’avons pas encore les chiffres définitifs. Le chiffre va encore être consolidé dans les prochains jours», a-t-il encore ajouté. Le ministre reconnaît, ainsi, que même le gouvernement ne dispose pas d’une idée précise sur le nombre d’électeurs qui doivent se rendre aux urnes.

Malgré cela, le ministre a avoué que «beaucoup de travail a été fait» depuis que le gouvernement a décidé d’assainir le fichier électoral. «On a réussi à éliminer plus de 1,3 millions de noms dont des personnes décédées et des doubles-inscrits», a indiqué M. Bedoui.

L’assainissement du fichier électoral fait partie des principales revendications de l’opposition pouvant permettre la tenue d’une élection régulière et transparente. Les formations politiques ont toujours demandé à ce que le fichier électoral national leur soit délivré. Les autorités ont toujours refusé.

L’autre sujet qui fait partie des principales revendications des partis, les prérogatives des élus locaux vont apparemment être «élargies» lors d’une prochaine révision du Code communal et de wilaya, que Nouredine Bedoui souhaite intituler «code des collectivités locales». Le texte sera prêt pour application «au plus tard, au premier semestre 2018», a précisé M. Bedoui. Il a rappelé que la réduction des prérogatives des élus a été faite dans une conjoncture «particulière» que connaissait le pays, en référence aux années de terrorisme.

Rania Aghiles

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