Les scandales se multiplient et les autorités ne veulent rien voir. Alors que les affaires d’attribution de diplômes de complaisance « ornent » les colonnes des médias, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique préfère réfuter cette réalité. «Il n’y a pas de doctorats de complaisance», a répondu, jeudi, Tahar Hadjar à des journalistes qui l’interrogeaient sur la multiplication des révélations sur ces affaires.

Pourtant, ces dénégations sont loin de refléter la réalité. Algérie Focus a fait part, aujourd’hui même, d’une affaire de soupçons sur des attributions complaisantes de diplômes de doctorats à l’institut des sciences politiques de l’Université d’Alger, notamment en faveur d’une députée du RND. Hier, une affaire similaire a été révélée à Djelfa. Et la liste peut s’allonger indéfiniment.

Au lieu de prendre ses responsabilités, le ministre préfère se défausser et éluder une situation qui ne fait aucun doute. La démission du professeur Nacer Djabi, dont l’intégrité est indéniable, pour dénoncer ces pratiques en dit long sur le pourrissement qui prévaut au sein l’université algérienne. «C’est déjà trop tard», s’est indigné M. Djabi. Le ministre peut dire tout ce qu’il veut après cela !

Rania Aghiles

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