C’est depuis Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, que le président français Emmanuel Macron, a déclaré que « les crimes de la colonisation européenne sont incontestables ». Dans un discours qui a duré plus d’une heure et demi, il s’est également prononcé sur le sort des subsahariens vendus en esclave en Libye, mais également, de la francophonie.  

Le président français a délivré un discours de plus d’une heure et demi à  l’université de Ouagadougou, dans le cadre de sa tournée en Afrique. Plusieurs questions ont été évoquées, mais ce qui a le plus attiré l’attention, c’est ses propos sur le poids de l’histoire dans les relations entre la France et ses anciennes colonies.

A ce propos, il ne dira pas plus que ce qui a été a dit durant et après sa campagne  électorale. Pour lui, « il y a eu des fautes et des crimes, de grandes choses et des histoires heureuses. Mais les crimes de la colonisation européenne sont incontestables », a-t-il déploré avant de lancer : « C’est « un passé qui doit passer ».

M. Macron a, en outre, révélé qu’il allait « proposer une initiative euro-africaine » pour « frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs » qui exploitent les migrants subsahariens dont certains sont réduits en esclavage. Pour ce faire, « un soutien massif à l’évacuation des personnes en danger  en Libye » va être assuré. Le président français a ensuite qualifié la vente de migrants comme esclaves de « crime contre l’humanité ».

Concernant la francophonie, le chef d’État français a exhorté les étudiants burkinabés de ne pas céder à la mode de la langue anglaise. « Aidez-nous à faire du Français la première langue dans le monde », a-t-il dit.

M.M.

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