Deux jours après l’émission d’avis d’alerte enlèvement par le Procureur général près le Tribunal de Constantine, des détails de l’affaire commencent à sortir au grand jour.

Selon les témoignages de la mère de Mahdi-Rami-Ibrahim-Eric, l’enlèvement de l’enfant ne date pas de ces derniers jours. « Le papa de mon fils a enlevé mon fils en 2012. Mahdi avait 2 ans. Son père l’a enlevé, parce qu’il a profité du fait que l’enfant soit né hors mariage », raconte la maman à Ennahar TV.

Après le dépôt d’une plainte en France, elle obtient la garde. Mais l’enfant se trouve en Algérie. Elle décide donc de recourir à la justice algérienne. Elle a pu revoir son fils lors de visites. Et en 2014, elle obtient, par la voie de justice algérienne, le droit « exclusif » de garde. Depuis, « le papa a pris mon fils et il est en cavale, avec sa femme », raconte-t-elle. Elle appelle d’ailleurs les Algériens à « signaler l’enfant » si jamais ils l’ont vu.

Le Procureur près le Tribunal de Constantine a émis, dimanche, un avis d’alerte enlèvement concernant Mahdi-Rami-Ibrahim Cédric, âgé de 8 ans. L’appel est diffusé, pour la première fois, sur les chaînes de télévision et de radio. Son père est fortement suspecté.

Rania Aghiles

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