La ville de Tizi Ouzou a vécu, hier, au rythme d’un important mouvement de protestation déclenché par les enseignants afin de protester contre l’agression d’une de leurs collègues par une policière.

Ils étaient des milliers d’enseignants de tous les cycles, répondant à l’appel du Cnapeste, à encercler la direction de l’éducation de la wilaya de Tizi Ouzou afin de protester contre l’agression d’une de leurs collègues, le 18 octobre dernier, par une policière à l’intérieur de la même direction. Cette enseignante de 24 ans, exerçant au sein d’une école primaire de Redjaouana, a été prise à partie lorsqu’elle tentait de se renseigner sur la date d’un stage ayant connu un retard de quatre mois. La policière a usé de gifles et d’insultes pour punir la jeune femme jugée trop à cheval sur ses droits.

Le rassemblement, accompagnant une grève générale, a vu le déploiement de banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Non à la hogra », « La loi au dessus de tous » ou encore « L’humiliation de l’enseignant, c’est l’humiliation de l’éducation ». Les manifestants ont, en outre, réclamé la démission des responsables de l’éducation de la wilaya qui ont assister à la scène sans remuer leur petit doigt. Plus, selon les protestataires, ils ont même tenté de faire pression sur elle pour la réduire au silence.

Le directeur de l’éducation, qui s’est dit surpris par le mouvement de protestation, a affirmé au journal Ennahar qu’une rencontre de conciliation a été organisée dans son bureau et que la victime a décidé de ne pas porter plainte contre la policière.

L.R.