Augmentation des prix des carburants/ Appels au boycott des stations de service le 28 décembre

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Des activistes s’organisent sur les réseaux sociaux et lancent des appels réguliers au boycotte des stations de service le 28 décembre prochain. Dans leurs postes, ils défendent le fait que les augmentations de prix prévues dans la loi de Finances 2018 sont une atteinte « au pouvoir d’achat des ménages » qui risquent de pâtir encore plus suite aux augmentations en cascade engendrée par la cherté du carburant.

 


Des activistes ont lancé plusieurs appels au boycott sur des pages comptant plusieurs centaines de milliers de personnes sur les réseaux sociaux. On demande aux Algériens de ne pas se rendre aux stations services le 28 décembre prochain comme signe de protestation contre la nouvelle augmentation des prix du carburant. Les postes publiés sur Facebook et Twitter mettent en avant le fait que tout le monde est concerné. L’idée ne se résume donc pas à exprimer son indignation contre cette énième augmentation, mais de s’imposer comme un front de refus, afin de contraindre le gouvernement à revoir sa copie et d’abandonner « cette manie de prendre les décisions importante unilatéralement ».

 


«Le succès de cette campagne est une nécessité bien que nous soyons un peu sceptique», indique un autre facebooker, qui explique que l’action initiée ne tourne pas seulement autour de l’augmentation des prix, mais également des effets de cette dernière sur des secteurs de service comme le transport. À cet effet, on a souligné le fait que les régions de l’intérieur du pays sont approvisionnées, dans leur intégralité, par des véhicules qui consomment énormément de carburant. « Les transporteurs annoncent dors et déjà des augmentations de prix », ajoute-t-on, soulignant que cette révision à la hausse du tarif se répercutera inévitablement sur les prix des produits de consommation.


D’ailleurs, il n’y a pas que le prix des produits alimentaires qui risquent de connaitre une envolée puisque les transports de voyageurs envisagent, eux aussi, de revoir leurs tarifs à la hausse. Cette augmentation des prix des carburants incluse dans la loi de finances 2018 et défendue par un gouvernement qui la justifie par une entreprise de lutte contre le gaspillage est rejetée en bloc par les consommateurs.

 

« Nous refusons de pays le prix de la mauvaise gestion et de la gabegie », pouvait-on lire dans d’autres postes qui n’ont pas omis de faire allusion à l’annulation de l’impôt sur la fortune par les députés de la commission des finances de l’APN. « Force est de constater que c’est toujours le petit peuple qui doit casquer », ont-ils avancé.