La baguette de pain a été vendue à 15 DA dans plusieurs régions du pays vendredi 1er décembre. Cette augmentation concernant un produit de première nécessité à été annoncée par de simples affiches collées aux murs des boulangeries le jour même ! Une large polémique a éclaté suite à la réaction énergique de l’Association de protection et d’orientation  du consommateur et son environnement (APOCE), qui a dénoncé une mesure l’illégale. Même son de cloche du côté de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA).  

Plusieurs boulangers dans plusieurs wilayas du pays ont décidé d’augmenter le prix de la baguette de pain vendredi. Des bouts de papier informant que le prix est passé à 15 DA ont été collés aux murs de leur boulangerie. Des citoyens des wilayas de Béjaïa, de Jijel, d’Oran, de Boumerdès et bien d’autres régions, ont été contraints, de façon tout à fait illégale, de payer plus pour acheter leur baguette.

En tout cas c’est ce qu’affirme l’APOCE, qui a été la première à réagir à ce sujet. Selon cette association, la mesure est tout à fait illégale, dans la mesure où une telle décision ne peut être traduite qu’à travers un décret exécutif fruit de larges consultations entre le gouvernement, le syndicat des boulangers et d’autres partenaires. L’APOC soutient également qu’elle a toujours milité pour garantir une marge bénéficiaire à même de garantir la pérennité de l’activité de ces boulangers, mais que cela doit se faire dans la légalité et sans porter atteinte au pouvoir d’achat des plus démunis.

L’association a préconisé aux consommateurs de boycotter ce produit au moins jusqu’à dimanche. Selon elle, des boulangers indélicats ont profité de l’absence des agents de contrôle durant le week-end, pour imposer de nouveaux tarifs en imputant la responsabilité de cette décision, à l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA).

L’ANCA n’a d’ailleurs pas tardé à réagir en apportant un démenti catégorique. « « C’est illégal, car à l’heure actuelle, aucune décision n’a été prise que ce soit par le Gouvernement ou par les représentants des boulangers ». Selon cette association, « L’action n’a pas été suivie par tous les boulangers des différentes wilayas du pays ».

M.M.

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