Une banderole qui a fait mal

Agacée par le déploiement d’une banderole montrant le roi Salmane d’Arabie Saoudite dans une même face avec le président américain, Donald Trump, l’Arabie Saoudite a réagi. Les autorités du pays des Al-Saoud ont obtenu des autorités algériennes des mesures contre ceux qui ont conçu la banderole.

Selon le ministre de la Justice, Tayeb Louh, il ne s’agit que d’un « acte isolé » commis par un « individu ». « Le procureur de la République, territorialement compétent a ordonné l’ouverture d’une enquête sur l’incident de la banderole portant atteinte au souverain saoudien, déployée au stade de Ain M’lila (Oum El Bouaghi) », a indiqué M. Louh à l’APS, relevant que les résultats préliminaires ont fait ressortir qu’il s’agit d’un « acte individuel et isolé ».

Le ministre de la Justice ne s’est pas limité aux « constats » judiciaires de l’acte. Il a donné même une dimension politique à un geste de supporters de football. Le peuple algérien « attaché aux valeurs de fidélité et de loyauté est hostile à l’atteinte à ses frères, particulièrement ceux qui l’ont soutenu durant sa guerre de libération pour le recouvrement de sa souveraineté nationale », a soutenu le Garde des sceaux, rappelant, dans ce sens, que « le Serviteur des deux Lieux Saints de l’Islam, souverain du Royaume d’Arabie Saoudite, le Roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud, en 1956 prince de la région de Riadh, a été à la tête du Fonds de solidarité mis en place par le Roi Saoud pour le soutien du peuple algérien dans sa guerre de libération ».

Lors d’une rencontre de football, des supporters ont brandi, au stade de Ain M’lila, une banderole sur laquelle le roi d’Arabie saoudite a été peint en compagnie du président américain, avec une mention « deux faces d’une même médaille ». C’était leur manière d’afficher leur soutien à la Palestine. Le geste a été trs mal pris du coté de Riyadh qui a saisi les autorités algériennes.

  1. Ouali
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