Beaucoup de produits vont disparaître des étales

 

La décision surprise annoncée ce matin par le ministre du commerce de mettre un terme, dès janvier 2018, au système des licences d’importation, instauré en 2016 a ét contrebalancée par l’annonce de la suspension prochaine de l’importation de 900 produits .
Après avoir annoncé l’abandon du système des licences d’importation mis en place depuis près de 2 ans ,le ministre du commerce , Mohamed Benmerradi, a révélé que le gouvernement ne renonçait pas pour autant à exercer un contrôle sur le commerce extérieur national : des «mesures d’encadrement du commerce extérieur sont prévues en 2018»,a affirmé le ministre. L’objectif affiché est de « protéger la production nationale et de faire en sorte pour que les importations ne repartent pas à la hausse »
Taxes et droits de douanes en hausse
Parmi ces mesures figure notamment des dispositions fiscales ;Il s’agit entre autre de l’élargissement de la liste des marchandises soumises à la Taxe intérieure de consommation (TIC), au taux de 30%, pour 10 familles de produits finis ainsi que le relèvement des droits de douanes, pouvant atteindre 60%, pour 32 familles de produits finis, a précisé M. Benmeradi lors d’une réunion avec les cadres de son secteur.

900 produits interdits à l’importation
Mais il y aura aussi l’interdiction pure et simple de l’importation de plusieurs centaines de produits. Le ministre du Commerce a ainsi évoqué une liste, qui reste à préciser et à entériner par le gouvernement , de près de 900 produits qui seront suspendus à l’importation dans laquelle figurent les fromages, les chocolats, les confitures et meubles. « Les produits proposés à la suspension ont représenté durant les dix premiers mois de l’année près d’un milliard et demi de dollars. Nous pensons pouvoir faire des gains sur ces produits d’autant que beaucoup de producteurs nationaux demandent de protéger leur production », a-t-il assuré.
Au mois d’octobre M.Benmeradi avait déjà annoncé que , l’importation de certains produits sera « suspendue complètement et définitivement ».. Il s’agissait de « certains produits de luxe qui alourdissent la facture des produits importés » à l’instar des « graines de tournesol » dont la valeur d’importation a atteint 25 millions de dollars, de la « mayonnaise » (20 millions de dollars) et du « chewing-gum » (25 millions de dollars) .
La mayonnaise et le chewing gum sont donc des produits de luxe pour les fonctionnaires du ministère du commerce qui ne nous expliquent pas par quel miracle ils comptent réduire la facture d’importation de 15 milliards de dollars, pour la faire passer de 45 milliards de dollars cette année à 30 milliards l’année prochaine, en interdisant l’importation de quelques produits dont ils reconnaissent eux-mêmes que la facture ne dépassent pas 1,5 milliards de dollars .
Yazid Taleb