Une des bases de Sonatrach

Après la Libye, la compagnie nationale, Sonatrach, est invitée à investir dans un autre pays instable ; l’Irak. C’est le vœu exprimé par le ministre du Pétrole de ce pays, Djebar Ali Laïbi, qui a rencontré, mercredi, son homologue algérien Mustapha Guitouni, en marge de la réunion des ministres de l’Energie des pays membres de l’OPEP.

Le ministre irakien a qualifié la compagnie algérienne d’une des « compagnies les plus prestigieuses » dans le monde. La sonatrach est invitée à « investir en Irak ». Selon un communiqué du ministère irakien de l’Energie, repris par les médias locaux, Laibi a fait part de sa volonté de « renforcer les relations entre les deux pays, l’Algérie et l’Irak, notamment dans le domaine de l’Energie ». Mais le ministre algérien ne semble s’engager sur rien du tout.

La Sonatrach a déjà « opéré » en Irak. La compagnie algérienne a participé, dans les années 1990, dans le programme Pétrole contre nourriture. Elle rachetait du pétrole irakien qu’elle revendait, contre des fournitures de produits alimentaires et des médicaments. L’opération se déroulait sous l’égide de l’ONU.

Avant l’Irak, c’était le ministre libyen du pétrole qui a sollicité le « retour » de la Sonatrach dans son pays. Une sollicitation qui a fait réagir le ministre algérien de l’Energie, Mustapha Guitouni, qui a précisé que la compagnie publique algérienne « n’a jamais quitté le Libye » où elle explore et exploite des champs pétroliers.

Akli Ouali