La situation des 500 harragas interceptés fin octobre dans la région de Murcie sur le littoral sud-est de l’Espagne est très préoccupante. Faute de place dans les centres de rétention, ces derniers ont été incarcérés dans la prison d’Archidona près de Malaga dans le sud du pays sud. Des ONG espagnoles des droits de l’homme crient au scandale alors que les autorités algériennes brillent par leur indifferance.

Près de 500 migrants clandestins algériens ont été interceptés fin octobre sur les cotes de la ville de Murcie dans le sud-est de l’Espagne. Ces migrants ont été incarcérés dans la prison d’Archidona près de Malaga.

Le ministre espagnol de l’Intérieur Juan Ignacio Zoido, a affirmé dans une déclaration qu’il aurait été préférable de les regrouper dans un centre de rétention « doté de  moyens sanitaires, des douches, du chauffage, des lits, des salles de sport ». Mais que faute de place, ils ont été mis dans une prison. Tout porte à croire que les autorités espagnoles veulent faire passer un message, non seulement aux candidats à l’émigration clandestine, mais également au gouvernement algérien accusé d’ailleurs de lâcher du lest et de faciliter le départ de ces migrants clandestins.

Les 500 harragas détenus à Archidona vivent donc dans des conditions précaires. Des ONG espagnoles des droits de l’homme militent pour leur libération en organisation des actions de protestation quasi quotidiennes devant cette prison. Selon eux, ces migrants clandestins risquent leur vie en étant incarcérés dans ce pénitencier d’autant plus que la décision n’émane pas d’une autorité judiciaire. Pis encore, les ONG espagnoles affirment qu’ils font l’objet de maltraitance.

Les familles de ces migrants ont, à maintes reprises, sollicité l’aide des autorités pour rapatrier leurs proches retenus sur l’autre rive, mais celles-ci refusent de réagir et persistent à faire dans le déni. Ils sont des milliers à croupir dans les prisons et centres de rétention en Espagne et en Italie. Mais Alger n’a pas bougé le petit doigt pour les aider.

En un an, le nombre de migrants venus d’Algérie par la mer a quasiment triplé ! De janvier à octobre, 13 533 migrants, Algériens et subsahariens confondus, ont débarqué sur les côtes espagnoles. Mais ça s’est surtout accéléré depuis la fin du mois d’octobre.

Les Espagnols ont noté un changement dans le profil de ces migrants qui parviennent jusqu’à leurs cotes. Il s’agit principalement d’Algériens, souvent avec beaucoup d’argent sur eux et des papiers. Ces migrants seraient donc issus de la classe moyenne.

M.M.