Une des nombreuses manifestations en faveur de tamazight

Plusieurs villes de Kabylie s’apprêtent à connaître, ce lundi, des manifestations de rue. Ils répondent aux appels lancés par des étudiants et des lycéens qui veulent exprimer leur colère suite au « refus de l’APN de promouvoir la langue amazighe ».

Une idée venue du refus de la commission des Finances de l’Assemblée populaire nationale d’accepter une proposition d’amendement portant sur « la promotion de la langue amazighe » et la généralisation de cette langue dans l’enseignement à une échelle plus nationale.

Tout a donc commencé par la publication, sur les réseaux sociaux, d’un poste d’un député de Béjaïa qui a dénoncé cet écart « commis » par les députés de ma majorité. La balle est partie. Des lycéens de Sidi-Aïch sont sortis dans les rues. Certains ont dénoncé le « refus de l’APN de promouvoir tamazight » ?

D’autres, plus radicaux, ont refusé d’assister aux cours de langue arabe sous prétexte que dans d’autres régions du pays, des élèves refusent d’étudier tamazight, une matière facultative dans les écoles publiques.

A l’université de Béjaïa, un rassemblement de même nature a eu lieu. Des étudiants ont notamment dénoncé le « statut de la langue amazighe », consacrée « également langue officielle » dans la constitution de 2016. Des manifestations similaires ont eu lieu à Bouira et Boumerdès.

Mais les militants berbéristes, tout comme les responsables politiques, craignent que la situation n’échappe à tout le monde. Des appels au clame se multiplient, y compris de la part des militants autonomistes. Seuls les indépendantistes se font discrets, même si dans certains cas, comme c’était le cas il y a une semaine à Béjaïa, le mouvement de Ferhat Mhenni a tenté de récupérer la manifestation estudiantine.

Les autorités ont répondu timidement pour l’instant. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et le Haut commissariat à l’Amazighité (HCA) ont tous deux indiqué que l’académie e langue berbère, prévue par la Constitution de 2016, va bientôt voir le jour.

Akli Ouali

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