Le tribunal administratif de Bir Mourad Raïs a récemment émis un jugement dans un scandale qui a failli être passé sous silence. Au cœur de cette affaire, deux personnalités : le ministre des Relations avec le parlement Tahar Khaoua et l’ex-ministre de la Solidarité Mounia Meslem, ayant réussi à avoir leur année de formation théorique dans une classe de Master à la faculté de droit d’Alger sans jamais avoir posé les pieds dans une salle de cours.

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Le tribunal administratif de Bir-Mourad Raïs a donc, récemment sanctionné l’actuel ministre des Relations avec le parlement Tahar Khaoua et l’ex-ministre de la Solidarité Mounia Meslem en annulant de façon partielle, les résultats des délibérations les concernant dans l’un des modules qu’ils étudient dans le cadre d’un Master en droit, a rapporté le site internet Ennahar Online ce mardi.

L’affaire a commencé avec une plainte ayant été déposée contre l’administration de l’université Alger 1 l’accusant de favoritisme au profit de ces deux personnalités politiques. Le plaignant a soutenu dans s plainte que ces "étudiants VIP" ont été propulsé sans qu’ils n’aient assisté à un seul cours du module de droit pénal durant toute l’année.

C’est l’enseignant de ce module qui a saisi la justice. Ce dernier a prouvé à la cour que les deux "étudiants VIP" ont bénéficié des largesses de l’administration de la faculté Benyoucef Benkhedda pour passer en deuxième année Master et ce, sans avoir assisté aux séances de formation préparatoires nécessaires à l’élaboration d’un Mémoire.

Il a également accusé l’administration d’avoir falsifié les listes de délibérations en effaçant les noms des deux ministres. « La notion "recalé" devait être inscrite devant leurs noms », a-t-il soutenu, ajoutant que dans les listes finales collées sur les tableaux d’affichage, les deux personnalités avaient réussi à avoir leur année et même que des notes leur ont été attribuées dans le cours de droit pénal alors qu’ils n’ont jamais foulé le sol de la salle de classe !

Un jugement similaire a été prononcé à l’encontre d’un procureur adjoint qui a bénéficié du même traitement de faveur. Cette affaire révèle, une fois encore, les pratiques illégales et le favoritisme pratiqué à grande échelle à l’intérieur de l’université algérienne. Une université qui est devenue l’otage de la logique de «tissage de réseau d’influence».

Ce qu’il faut retenir à la fin, c’est que ces trois personnalités, aussi haut placées soit-elles, sont les premières à avoir redoublé, en classe de poste graduation, dans toute l’histoire de l’université algérienne.