El Qods suscite toujours des passions

Le président du Guatemala, Jimmy Morales vient d’emboiter le pas à Donald Trump en transférant son ambassade à Jérusalem. Cette décision est un soutien franc et direct à la décision prise unilatéralement par le président des États-Unis.

Il se trouve que ce pays d’Amérique centrale est l’un des rares pays à avoir voté contre la résolution adoptée par l’assemblée générale des Nations Unies jeudi rejetant dans son écrasante majorité, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Le transfert de l’ambassade du Guatemala dans la ville sainte exprime en quelque sorte, l’étendue du mépris que vouent les États-Unis et leurs soutiens dans cette affaire au vote de l’assemblée générale et celui du conseil de sécurité ayant été stoppé par le véto américain.

« J’ai donné des instructions à la ministre des Affaires étrangères, Sandra Jovel pour entamer les démarches afin mettre en œuvre cette décision », a écrit le président guatémaltèque dans un tweet. Le message a d’ailleurs été diffusé par le service de presse de la présidence et les médias au Guatemala.

Après le revers essuyé par les États-Unis et Israël à l’ONU, le président du Guatemala s’est exprimé vendredi pour défendre la décision prise par Donald Trump. Le Guatemala a mis en avant son attachement indéfectible à « l’État d’Israël » qui est l’un de ses alliés historiques. « Malgré le fait que n’ayons été que neuf dans le monde, nous avons la totale certitude et conviction que c’était la bonne voie », a-t-il soutenu.

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, a salué quelques heures plus tard une « importante décision ». « Formidable nouvelle, une vraie amitié ! », a-t-il déclaré sur son compte Twitter.

Rappelons que sur les 193 pays composant l’Assemblée générale de l’ONU,128 ont voté la résolution condamnant la décision américaine, dont des pays alliés des États-Unis comme la France et la Grande-Bretagne. Ce vote « est une insulte que nous n’oublierons pas », avait lancé l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley.

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