Rassemblement, ce vendredi, devant une mosquée à Alger. DR

Comme dans la plupart des capitales du monde musulman, des Algériens ont tenté de manifester, ce vendredi, contre la décision de Donald Trump de reconnaître El-Qods comme capitale de l’Etat d’Israël. Mais la police a empêché toute manifestation de rue. Et les fidèles, qui ont tenté de sortir dans la rue après la prière de Vendredi, ont été obligés à rester sur place. Ils se sont contentés de rassemblements.

C’est le cas par exemple devant la mosquée El-Mouaminine de Belouizdad, à quelques mètres de la place du 1er-mai. Des policiers, armés de bombes lacrymogènes et de boucliers anti-émeute, ont pris positions dans les rues avoisinantes dès la matinée, avons-nous constaté sur place. Des dizaines de policiers étaient visibles dans les principales places publiques. Le dispositif dissuasif visait certainement à empêcher les fidèles de manifester après la fin de la prière. C’est ce qui s’est passé. Des dizaines de citoyens ont quitté tranquillement le lieu de Culte juste après la fin de la prière. Quelques uns ont tenté d’organiser une manifestation. Mais les policiers ne leur ont donné aucune chance. Un petit rassemblement, dans lequel le drapeau palestinien a été brandi, s’est tenu à l’entrée de la mosquée.

Le même scénario a été signalé dans plusieurs quartiers de la capitale. C’est le cas de la commune d’El-Mouradia où les responsables du parti islamiste MSP (Mouvement de la société pour la paix) ont tenté de manifester après avoir accompli la prière de vendredi. Peine perdue. La police veillait au grain.

En revanche, selon des sources locales, des manifestations ont pu avoir lieu dans certaines villes de l’intérieur du pays. C’est par exemple le cas de Mascara où des dizaines de citoyens ont battu le pavé pour dénoncer la décision du président américain. Les drapeaux palestiniens ont également été brandis en signe de soutien au peuple de Palestine.
Akli Ouali