La Direction générale de la sureté nationale (DGSN) s’est exprimée, aujourd’hui, à travers un communiqué, sur l’affaire de l’avocat Mohcine Amara.

Selon la police, l’arrestation de ce dernier, survenue hier à côté de son domicile à Bir Khadem, à Alger, «est intervenue sur ordre du procureur de la République près le tribunal de Blida, pour outrage et menaces proférées contre un magistrat dans l'exercice de ses fonctions».

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«Suite à la vidéo relayée sur les réseaux sociaux (Facebook) montrant l'opération d'arrestation, par les éléments de la sûreté de la wilaya d'Alger, du dénommée (A.M.), domicilié à Birkhadem (Alger), la DGSN précise que cet individu a été interpellé sur ordre du procureur de la République près le tribunal de Blida, pour outrage et menaces proférées contre un magistrat dans l'exercice de ses fonctions», indique le communiqué en question.

Les membres de la famille de l’avocat avaient indiqué, dans une lettre publiée il y a quelques heures, que Mohcine Amara avait été «kidnappé», hier à 10h du matin, par trois individus, non identifiés.

Ce n’est que vers 15h30 qu’ils ont reçu une communication téléphonique depuis le siège de la sureté de wilaya de Blida les informant que l’avocat se trouve à leur niveau.

«L'arrestation du mis en cause intervient dans un cadre légal, conformément aux lois de la République et dans le respect des droits de l'homme. Celui-ci a bénéficié de tous les droits garantis par la loi et sera présenté devant les autorités judiciaires territorialement compétentes dans la matinée du mercredi 31 janvier 2018», a indiqué la police. Les proches de la famille du mis en cause indiquent par contre que celui-ci a été arrêté en raison de son différent avec l’adjoint procureur général près du tribunal de Blida, Abdelaziz Boudraa.

C’est celui-là même, procureur près du tribunal de Bir Mourad Raïs au moment des faits, ajoute-t-on de même source, qui serait derrière la première arrestation de l’avocat, survenue il y a six mois. Les membres de la famille de Mohcine Amara demande au Chef de l’Etat d’intervenir pour mettre un terme à ce qu’ils considèrent être des «dépassements».

La DGSN, pour sa part, «appelle l'ensemble des citoyens et les utilisateurs des réseaux sociaux à ne pas se laisser entrainer par les fausses informations à travers lesquelles leurs auteurs visent à semer le désordre et porter atteinte à l'ordre public». Affaire à suivre…

Elyas Nour