L’économiste en chef de la Banque mondiale (BM), Paul Romer, a fini par démissionner, après une semaine tumultueuse durant laquelle cette institution de Breton Woods a été au centre d’une polémique au sujet de la manipulation de données relatives aux économies des pays.

Recruté en 2016, Paul Romer, a provoqué un séisme le 12 janvier dernier lorsqu’il a affirmé au «Wall Street Journal» que la BM procédé à la modification des critères de son classement annuel «Doing Bisness» relatif au climat des affaires afin d’influer ses résultats.

Il a cité le cas du Chili «ciblé» par une manipulation de la Banque mondiale pour le faire baisser dans le classement (de la 35e à la 55e place) après la réélection de la socialiste Michelle Bachelet à la présidence de ce pays en 2014.

L’économiste en chef a même demandé des excuses aux chiliens, même si quelques jours plus tard il s’est rétracté en affirmant que ce «changement de critères» n’était pas fait pour cibler un pays en particulier.

Seulement, il y a deux jours, le «Financial Times» a publié un émail de Paul Romer dans lequel il disait : «Je n’ai jamais rencontré dans ma vie professionnelle des économistes qui disent tellement de choses qui sont faciles à vérifier et qui se révèlent être fausses».

C’était la déclaration de trop pour cet économiste. La Banque Mondiale aura fort à faire pour pouvoir dissiper les doutes.

Elyas Nour 

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