Bilan/Pour Bouteflika, la limitation des importations n’est pas un renoncement de l’Algérie à ses engagements internationaux  

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De plus en plus de responsables algériens interviennent pour rassurer les partenaires étrangers quant à la politique de réduction des importations par la suspension d’importations de certains produits.

Ils ne cessent de rappeler le caractère «temporaire» de ces mesures. Cette fois-ci, c’est carrément le Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, qui le fait. Dans une interview accordé à Oxford Business Group (OGB) et publié dans son rapport sur l’Algérie en 2017, rendu public mercredi, que les mesures prises, pour ce qui est des importations, «ne constituent pas un retour à une gestion bureaucratique ni un renoncement à nos engagements internationaux».

Il rappelle, dans ce sens, qu’il a été décidé de «rationaliser la dépense publique». Une «rationalisation macro-financière», ajoute-t-il, qui «sera accompagnée d’un programme de réformes structurelles à même de transformer notre économie et nous conduire à terme à la réalisation de l’objectif central de diversification de nos exportations et de pérennisation de la croissance».

A cet effet, le président de la République promet un «retour à l’équilibre des comptes publics à brève échéance». Il dira que sur la période 2020-2030, il y aura même «une augmentation de la croissance du PIB notamment hors hydrocarbures, lequel devrait progresser à un rythme de 6,5% en moyenne par an, une élévation sensible du PIB par habitant, le doublement à 10% de la part de l’industrie manufacturière dans la valeur ajoutée globale, une transition énergétique permettant de réduire sensiblement le taux de la consommation interne de l’énergie en consommant moins et mieux, et une diversification des exportations permettant de soutenir le financement de la croissance».

Et cela sera possible, indique-t-il, grâce au «nouveau modèle économique de croissance de l’Algérie». Au sujet du partenariat public privé, Bouteflika estime que cette formule va permettre «le recours à de nouvelles formes de gestion, d’association et de   partenariat entre capitaux publics et privés, et de mobiliser des sources   de financement alternatives au financement budgétaire que les pouvoirs publics comptent promouvoir à l’avenir».

En dernier lieu, le Chef de l’Etat a indiqué que la révision en cours de la loi sur les hydrocarbures «contribuera davantage à l’amélioration des conditions d’attractivité des investissements étrangers dans ce secteur». Ce qui contribuera, ajoute-t-il, à «sécuriser à long terme la demande interne et assurer les engagements internationaux de livraison de gaz et de pétrole, en association avec l’entreprise publique Sonatrach».

Elyas Nour