Le photographe suisse Michael von Graffenried s’est fait connaître à l’échelle internationale grâce l’immortalisation de scènes de vie lors de la décennie noire.  Ses clichés sont devenus  légendaires à un point tel que le photographe est devenu une référence en la matière.

Michael von Graffenried a beaucoup voyagé.  L’une de ses destinations de prédilection : l’Algérie des années 90. En véritable loup solitaire, il a toujours refusé d’intégrer une agence ou une rédaction. Son oeuvre a fait le tour du monde. Ses photos ont été publiées et relayées dans de nombreux magazines de renommée internationale.

On vous propose aujourd’hui une série de photos inédites de sa collection sur la décennie noire. Des scènes de la vie quotidienne qui démontrent que les Algériens n’ont pas abdiqué devant les hordes terroristes.

Un couple d’amoureux qui s’est isolé au bord de la mer, à Sidi Frej.

Sur une plage du littoral algérois, une mère de famille surveille ses filles.

Fatiha. défigurée dans un attentat à la bombe. Elle devait se marier, elle n’a jamais revu son fiancé, hôpital Mustapha à Alger, mars 1995.

La famille de Tahar Djaout dans la maison natale de l’écrivain, à Azefoune, dans les montagnes de Kabylie, un an après sa mort.

Dans la discothèque de l’hôtel El Djazaïr, à Alger, juin 1998.

Un journaliste dans la chambre d’un hôtel protégé par les militaires et situé dans le complexe touristique de Sidi Fredj.

Meeting du FIS au stade du 20-Août à Alger, lors de la campagne électorale de décembre 1991.

Trois générations de femmes algériennes à Touggourt, novembre 1991

Dès octobre 1991, après la levée de l’état d’urgence, les islamistes firent de la prière du vendredi un manifeste politique. Les forces de la police barrent l’accès à la mosquée Ibn Badis déjà bondée, dans le quartier de Kouba, à Alger.

Commémoration à Azefoune, en Kabylie, en juin 1994, de l’anniversaire de la mort de Tahar Djaout, premier journaliste et écrivain assassiné par les terroristes en mai 1993. Depuis, soixante photographes et journalistes sont tombés sous les balles des terroristes intégristes.

Le hall de départ de l’aéroport international d’Alger, un an après l’attentat à la bombe qui l’a ravagé.

Descente d’une brigade antiterroriste dans un café de Château-Rouge, dans la banlieue d’Alger : les consommateurs sont alignés à l’extérieur, face aux murs. Souvent, les ninjas possèdent des listes avec les noms et les photographies des personnes recherchées

Ouahiba, une jeune fille de seize ans, à Raïs, en novembre 1997. Durant le massacre des habitants du village par des terroristes, son grand-père, égorgé, est tombé sur elle et elle a perdu connaissance. Les agresseurs l’ayant crue morte, elle a survécu au massacre et n’a pas été enlevée pour être violée.

Match de football au stade du 5 Juillet, à Alger

Sur les murs de la casbah, des graffitis réclament toujours un état islamique, juin 1998.

Dans la banlieue d’Alger, deux garçons jouent au policier et au terroriste.

Des enfants dans les rues du quartier de Bab el Oued, à Alger. 75 % de la population algérienne a moins de trente ans.

Arrestation d’un suspect. Il sera relâché plus tard.

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