Il a fallu la mort de Mohamed Bouderbala un jeune Haraga algérien âgé de 36 ans, pour que les autorités espagnoles décident de fermer l’ignoble centre de rétention d’Archidona dans le Sud du pays. Les 67 détenus restants ont été transférés vers d’autres structures.  Quelques uns ont été relâchés.     

Ils étaient au nombre de 572 Haragas à avoir été placés dans ce centre il y tout juste 52 jours.  Aujourd’hui il n’en reste que 67 et les autorités espagnoles ont décidé hier de les transférer vers d’autres structures et de fermer définitivement le centre d’Archidona après la mort énigmatique de Mohamed Bouderbala, un jeune de Mostaganem retrouvé suspendu à un drap enroulé autour de son cou.

La mort du Haraga algérien et les conditions effroyables dans lesquelles sont détenus les autres jeunes ayant fait la traversée en novembre 2017 sont le fruit d’une politique migratoire espagnole totalement improvisée. La chose a d’ailleurs été qualifiée comme telle par David Serrada, porte-parole du département de l’intérieur du groupe socialiste au Congrès. Selon lui, la prison d’Archidona a été montée en un jour suite à une décision totalement hasardeuse du ministre espagnol de l’Intérieur Juan Ignacio Zoido.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, des Haragas retenus dans la « prison »  d’Archidona ont accusé les gardiens d’avoir tué le jeune Mohamed à coup de matraque.  Accablées, les autorités espagnoles décident de  transférer les détenus restants vers d’autres établissements. Citant des ONG, le journal espagnol El Pais a révélé hier que 28 Algériens ont été envoyés cette semaine dans les centres d’Algésiras et de Tarifa. Le ministère espagnol de l’Intérieur « a été forcé de libérer les autres », a indiqué le même média soulignant qu’un demandeur d’asile et dix mineurs ont pu bénéficier de cette mesure.

Espagne / L’ignoble centre de rétention d’Archidona fermé après la mort d’un Haraga algérien
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