Déclarer « haram » l’acte d’émigrer clandestinement. Le ministre des Affaires religieuses Mohamed Aïssa a rejeté cette approche tout en avançant que cela ne résoudra en rien le problème.

Interrogé par la presse en marge d’une séance consacrée aux questions orales à l’APN sur l’opportunité de déclarer illicite l’acte d’émigrer clandestinement, M. Aïssa a écarté le recours à ce genre d’approche soulignant son inefficacité. « Ce n’est pas en décrétant la Harga haram que le phénomène sera résolu », a-t-il répondu tout en prenant soin de s’éloigner de ce genre de polémiques.

Cependant, le ministre a assuré que les mosquées joueront un rôle pour freiner le phénomène qui fauche de plus en plus de vies. « Les mosquées seront mobilisées, surtout  dans les régions où le phénomène est récurant. L’action de la mosquée sera surtout centrée sur la mobilisation des fonds de la zakat afin de financer les projets de chômeurs ».

M. Aïssa a par ailleurs pointé du doigt un certain discours nihiliste qui sape le moral de la jeunesse algérienne. C’est une allusion à peine voilée à la presse nationale qui nourrirait un certain pessimisme. Le ministre a même tenté de transmettre un message aux tenants de ce discours pessimiste en les invitant à nourrir l’ »espoir » pour le bien de cette jeunesse.

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